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Salons de coiffure en Normandie : jusqu'à -40% de chiffre d'affaires

30 septembre 2020 à 12h40 Par Joris CRISTAL
Depuis quelques mois, les femmes font davantage le choix de garder leurs cheveux naturels. Il y a moins de colorations.
Crédit photo : Pixabay

- 5 à - 10% dans le meilleur des cas, jusqu’à - 40 % dans le pire des cas. En Normandie, les salons de coiffure subissent les conséquences de la crise du Covid-19. Précisions apportées par le président de l’union nationale des entreprises de coiffure.

En raison du contexte sanitaire, les rassemblements privés sont limités quand ils ne sont pas interdits. La période n’est pas propice à se rendre chez le coiffeur pour se refaire une beauté. Et cela ne date pas d'aujourd'hui. « La situation est particulière. Il y a eu une euphorie pendant trois semaines lors du déconfinement. C’était Noël tous les jours. Mais, depuis début juin, la consommation est réduite. Car il n’y a presque plus pour ne pas dire plus du tout de cérémonies, de fêtes», explique Christophe Doré, président de l’union nationale des entreprises de coiffure pour la Normandie et le National. La gent masculine a également du mal à revenir dans nos établissements. Le flux des hommes n’est pas le même qu’il y a quelques mois. Autre évolution : les femmes font davantage le choix de garder leurs cheveux naturels. Il y a moins de colorations ». Ce qui impacte le chiffre d’affaires des salons : - 5 à - 10% dans le meilleur des cas, jusqu’à - 40 % dans le pire des cas. Christophe Doré, également maire de Bolbec en Seine-Maritime, n’a pas de données précises sur le nombre de salons de coiffure à avoir mis la clé sous la porte à la suite de la crise du Covid-19. L’aspect économique est une chose, le volet sanitaire une autre. « Tous les jours, j’ai des collègues, qui m’appellent pour me dire : il y a un cas de suspicion de Covid au sein de mon personnel. L’inquiétude est grande », rapporte Christophe Doré, « déçu de ne pas voir sa profession concernée par le plan de relance » présenté par le premier ministre, début septembre. « C’est pour ça qu’aujourd’hui je mène une campagne au niveau national pour demander un taux de TVA réduit à 10%. Selon moi, la relance passe par des mesures fiscales fortes ».